Les poètes disent que perdre la femme qu'on aime, ça change un homme.
Ils mentent.
La trouver, ça peut vous changer. Mais un changement aussi profond n'est jamais éternel.
L'amour, moi je le vois comme une putain de trace d'héro. Le même sentiment de béatitude complète, on se dit finalement que le monde n'est pas si moche, on voit nos problèmes disparaitre, ou du moins, on les oublie.
Mais attention, là je vous parle pas de l'amour "Cette femme me plait, j'vais la sauter", je vous parle du putain d'amour comme dans les films de merde, celui qui vous renverse le c½ur et le cerveau avec.
Celui qui vous fait pousser des ailes, genre tu montes tu montes et merde, tu vas toucher le soleil !
Et d'un coup, la descente, plus ou moins longue, plus ou moins douloureuse. L'atterrissage. Ou plutôt, le putain d'écrasage de gueule sur un morceau de béton.
Je le promet, c'est encore plus marrant quand on a provoqué soit même la chute.
Et le retour à la normale, que certains appelleront "la rechute".
C'est classe de se mutiler, d'être dépressif à douze ans. A seize, ça commence à sérieusement puer du cul.
Puis on se promet que non, cette trace était la dernière, non non, moi j'veux pas finir dans un caniveau comme un junkie, jamais j'reprendrais un rail, jamais je retomberais amoureux.
MENTEUR !
Putain d'accro de merde, qui tu crois tromper ?
J'suis un putain de junkie défoncé à l'amour, et le pire c'est que j'ai même pas à chercher ma came, on me la propose, on me la met sous le nez quand je cherche à l'éviter !
On vole mon c½ur, on vole mes ailes, pour me les jeter à la gueule après ! Et le pire c'est que j'aime ça, parce qu'à chaque fois j'y crois.
Aller toutes vous faire foutre, vous et vos promesses lancées dans le vent.
La prochaine sera la bonne.
Sortez le champagne, Nothing le vrai le seul l'unique est de retour.